La langue kaska, parlée par la Première nation Liard, fait partie de la famille linguistique athapascane. Le peuple kaska est proche parent du peuple des Dena de Ross River. Comme les autres groupes des Premières nations au Yukon, les Kaska s'adonnaient à la chasse et à la récolte des fruits de la terre comme moyens de subsistance. Ils voyageaient en groupes de familles élargies tout en parcourant leurs territoires ancestraux, chassant, pêchant et recueillant les fruits de la terre, selon les saisons. Les Kaska étaient organisés selon un système de mariage mixte entre les clans du Loup et du Corbeau et organisaient des potlatchs pour les cérémonies.
Les calculs effectués en 2004 par le ministère des Affaires indiennes et du Nord à des fins internes estiment à 1 009 le nombre de membres de la Première nation Liard. Cette Première nation fait partie du Conseil tribal Kaska. Les calculs démographiques effectués par les Premières nations peuvent différer de ceux du gouvernement du Canada et tenir compte des bénéficiaires inscrits, des non-bénéficiaires et d'autres personnes. Un peu moins de la moitié des membres de la Première nation ont indiqué vivre sur les terres de la Première nation, soit sur une réserve ou une terre publique. Plusieurs membres habitent à l'extérieur de la collectivité de Watson Lake, tandis que d'autres vivent ailleurs au Yukon ou à l'extérieur du territoire.
Les Kaska sont entrés en contact avec les traiteurs de pelleteries blancs dès les années 1820 et 1830. Le territoire des Kaska se trouvait sur la route du Klondike conduisant aux mines d'or en 1897-1898. Les membres des Premières nations de la région ont été convertis par les missionnaires catholiques qui sont arrivés dans la région vers les années 1920. Avec la construction de la route de l'Alaska en 1942, Watson Lake et Upper Liard sont devenus des lieux de résidence plus permanents pour les Kaska.
Les Kaska s'emploient activement à faire revivre leur culture, enseignant aux enfants l'histoire, la langue et les pratiques traditionnelles de leur peuple. La Première nation soutient la mise en valeur de son héritage culturel, les cours de langue et la participation des aînés à des programmes de guérison et aux activités basées sur la terre. Un dictionnaire de la langue kaska a récemment été publié.
Les Kaska de la Première nation Liard s'emploient activement à la ratification de leurs ententes sur les revendications territoriales et sur l'autonomie gouvernementale. Actuellement, la Première nation Liard n'appartient pas au Conseil des Premières nations du Yukon mais songe à s'y joindre et vise également à établir une union avec d'autres groupes Kaska dans la région.
